La départementale brumeuse longe Crest à l’ouest. La ville est enfoncée dans la vallée ; seule la tour est à contre-jour. Cheminée de la terre, érigée sur un toit de collines, elle se découpe sur l’arrière-plan vertaco aquarellé de bleus. « Tout en haut, sur les créneaux, les drapeaux annoncent jour de fête. » Je continue monLire la suite « Le tour de Crest »
Archives de l’auteur : Tchandra Cochet
Pujols-le-Très-Haut
Quand j’écrivais à propos de Notre-Dame de Peyragude avoir « le sentiment qu’on pourrait monter encore », je ne m’attendais pas à être conduit à Pujols. Pujols dont le vieux village semble émerger des nuages tel un sanctuaire divin. Il y règne d’ailleurs un calme olympien. Pour tout dire, j’en suis même surpris. C’est louche. Les dieuxLire la suite « Pujols-le-Très-Haut »
Au-dessus de Penne, même au-delà
Les pieds bien plantés dans la terre boueuse des bords de Lot, le Port de Penne n’est en réalité que l’assise d’un colosse transcendantal aussi aérien là-haut qu’enraciné ici-bas. C’en est certainement le point de départ, la pompe qui puise l’eau vivante pour la répandre dans les hauteurs. « Penne d’Agenais s’affirme au fur et àLire la suite « Au-dessus de Penne, même au-delà »
Les printemps de Nérac
En descendant de Sainte-Colombe j’entrai presque malgré moi à Nérac. Nérac, dont la grandeur passée se reflète encore dans la Baïse qui coule à ses pieds. Immédiatement saisi par le condensé architectural qui vous prend les yeux dès le Pont-Neuf — château d’Henri IV, église Saint-Nicolas, maisons bourgeoises à fleur d’eau —, je ne savaisLire la suite « Les printemps de Nérac »
Sainte-Colombe en courants d’air
Et puis sonna la fin de mon hibernation. Le soleil réchauffa la terre et ma créativité. Le niveau des rivières se fit plus décent. Les lacs apparus sur les champs se tarirent. Je pus enfin descendre de mon Ararat-terrasse et repartir à la découverte des villages environnants. « Savourant ma chance d’avoir une guide touristique pourLire la suite « Sainte-Colombe en courants d’air »
Cahors du Diable
Qu’on arrive de Saint-Cirq ou de Lauzerte, c’est la forêt. La route semble un sentier au milieu de cette luxuriante et sauvage nature. On vérifie ses traces, on sème des cailloux de peur que le chemin s’arrête entre les arbres. Rares sont les masures qui s’aventurent sur les crêtes, discrètes et isolées comme des gariotesLire la suite « Cahors du Diable »
Bordeaux : la Belle réveillée
J’arrive à Bordeaux en terra incognita. Au sortir du parking souterrain, je suis écrasé par une inhabituelle sensation de grandeur. Un peu comme Gulliver à Brobdingnag. Tout est grand, et dans toutes les directions. D’abord, c’est la largeur. Il m’aura fallu plusieurs années pour traverser chaque trottoir jusqu’aux quais, eux-mêmes presque aussi larges que laLire la suite « Bordeaux : la Belle réveillée »
Concarneau : les mystères de la cité close
Un énième grain irrigue la Bretagne, alors je ravale ma frustration et mes feutres et je rapproche mon fauteuil de la cheminée. J’ai du Concarneau plein la tête. Comment pourrais-je dépeindre cet humide tableau sur mon cahier à petits carreaux ? « Soudain, le soleil tente une percée.« Partant de Port-Manec’h, je traverse Névez et TréguncLire la suite « Concarneau : les mystères de la cité close »
Home Sweet Port-Manec’h
Au bout du bout de l’Aven, quand ce dernier plonge définitivement dans la mer, quand la terre atteint sa limite, Port-Manec’h veille. On le découvre en descendant le fleuve ou la route. Passé une plage finalement anecdotique, derrière encore moult arbres et rochers, le port se fait discret. « Port-Manec’h, plaque tournante des trafiquants de petitsLire la suite « Home Sweet Port-Manec’h »
Les mondes de Pont-Aven
Vissé sur le petit pont central du grand Pont-Aven, j’hésite. Ou je me tourne vers le nord, vers un village pittoresque rassemblé autour de son ruisseau ; ou je me tourne vers le sud, vers un port ouvert sur l’océan Atlantique. Volte-face, recto-verso, c’est radical. Ce minuscule pont sans nom sur l’Aven est le portailLire la suite « Les mondes de Pont-Aven »