Il fait encore nuit et il pleut. Les températures sont proches de la solidification. Mes yeux semi-ouverts cherchent dans l’obscurité une once de motivation à sortir affronter ce Mordor aquitain. Et cependant, mon mécanique squelette me jette dans la voiture et en met automatiquement le contact. Auvillar, tu m’attires, c’est plus fort que moi. « PlantéeLire la suite « Auvillar, sans prétention »
Archives de l’auteur : Tchandra Cochet
Saint-Cirq l’acrobate
La route s’infiltre dans le Lot au point d’en avoir les pieds mouillés. Tumultueuse et sauvage, la rivière montre la voie parmi les abruptes falaises. Un orage minéral terrifiant et en même temps apaisant, le poids des eaux sombres inspirant un certain ancrage. Toutes ces aspérités sont habillées de la rousseur automnale. On assiste ainsiLire la suite « Saint-Cirq l’acrobate »
Qui voit Ouessant…
De toute façon l’île d’Ouessant c’est une terre inconnue. Hors la départementale qui la barde, transportant la marée touristique du port du Stiff au bourg de Lampaul, elle n’est que sauvage nature ébouriffée. Les naufrages de l’histoire en refaçonnent les côtes chaque semaine. Tout autour, l’océan et à l’ouest, il n’y a rien. « Le soleilLire la suite « Qui voit Ouessant… »
Brouillard sur Pont-en-Royans
L’hiver m’a pris trop tôt. J’ai pas de raclette à glace dans les poches de ma voiture. Engoncé dans mes couches de lainages et le siège conducteur, je palpe les interstices à la recherche d’un objet plat et rigide capable de me débarrasser de cet opaque rideau tiré sur mon pare-brise. Peine perdue, on n’yLire la suite « Brouillard sur Pont-en-Royans »
Agen-village
Il m’a fallu attendre le retour du soleil pour enfin affronter la capitale. La capitale du Lot-et-Garonne, j’entends. Agen, du haut de son pont-canal, montre une façade villageoise : un tangram de tuiles et trois clochers nichés dans la densité végétale qu’on a bien voulu planter là. Même Le Passage, de l’autre côté du fleuve,Lire la suite « Agen-village »
Saudade Toulouse
J’ai fait ce dessin de Toulouse un premier janvier. Autant dire que je n’en menais pas large, la tête coincée entre les ponts Neuf et Saint-Michel et la vue saccadée par les arbres de la Prairie des Filtres. Et pourtant, j’adore le résultat : lesdits végétaux donnent du rythme et brisent agilement les angles droitsLire la suite « Saudade Toulouse »
À l’ombre de Gordes
C’est un bel exercice de mémoire que de tenter de replonger dans ces vacances en Luberon, puisqu’elles me parlent d’un temps que mes enfants ne peuvent pas connaître. Nous séjournions à Apt en amoureux, en effet, prêts à nous escapader dès que l’envie nous prenait dans les villages perchés caractéristiques des alentours. “La massive égliseLire la suite « À l’ombre de Gordes »
Villeneuve-Monflanquin
Posé entre les pierres de la minuscule place des Arts à Monflanquin, je récupère de mon escapade villeuvoise. Villeneuve-sur-Lot, vue d’ici, c’est la grande ville bruyante et embouteillée, ce sont les passants qui parlent au téléphone si fort qu’on dirait qu’ils te causent à toi, alors que tu essaies de te concentrer sur ton dessinLire la suite « Villeneuve-Monflanquin »
Vianne (Vianne)
J’ai croqué Vianne toute crue depuis l’autre rive. Est-ce la péniche fleurie dormant sur l’eau tranquille qui m’a fait préférer rester à l’extérieur ? Est-ce le grand air, la nature, le roulement de l’écluse qui m’ont fait m’éloigner d’un centre-ville pourtant agréable ? Est-ce que j’ai simplement été arrêté par l’étroit pont de bois quiLire la suite « Vianne (Vianne) »
Beauville, la bien-nommée
C’est depuis la terrasse du Comptoir de Matéo que je me remets des émotions et de la chaleur que j’ai reçues ici à Beauville. Il faut dire que je viens de passer une heure sous un soleil de plomb et sur un des deux bancs de la mairie, à reproduire le plus fidèlement possible lesLire la suite « Beauville, la bien-nommée »