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Au-dessus de Penne, même au-delà

Notre-Dame de Peyragude

Les pieds bien plantés dans la terre boueuse des bords de Lot, le Port de Penne n’est en réalité que l’assise d’un colosse transcendantal aussi aérien là-haut qu’enraciné ici-bas. C’en est certainement le point de départ, la pompe qui puise l’eau vivante pour la répandre dans les hauteurs.

« Penne d’Agenais s’affirme au fur et à mesure que je gravis ses marches. »

De ce quartier trivial, populaire — le plus animé de la ville, je prends mon élan pour la phénoménale ascension qui m’attend. Et déjà intervient le sentiment de franchir une frontière. Passage entre le monde d’en bas — certes pas souterrain, mais tellement terre à terre, tourné vers le tréfonds — et un autre orienté vers le ciel.

Vue sur le Lot depuis Penne d'Agenais

Penne d’Agenais s’affirme au fur et à mesure que je gravis ses marches. La pierre même semble s’éclaircir. Ou est-ce le soleil qui forcit ? Après un passage plutôt congestionné, les rues s’ouvrent. La vue aussi s’élargit et on domine maintenant les vallées du Lot et du Boudouyssou.

J’arrive au cœur du bourg médiéval. Ce centre fortifié, qui abrite artistes et artisans, fait rayonner Penne d’Agenais. On y déambule volontiers, c’est très plaisant. En fait, c’est même si confortable que je me croyais arrivé. Mais ce nouvel étage de l’échafaudage pennois n’est encore qu’une étape…

Tout en haut de Penne d'Agenais

Une brèche. Un goulet. Un énième passage. Il faut du souffle pour continuer de s’élever dans ces ultimes parties de la ville, qui semblent plus antiques encore. Leurs pavés s’impriment en moi. Je passe les portes et les arcades sarrasines. La terre, au lointain, est bien basse, et des vertiges me prennent quand je distingue le Port et Saint-Sylvestre.

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Et puis soudain, c’est la forêt. L’énième dessus de l’éperon est végétal. Quel retournement de situation ! La nature sauvage coiffe l’édifice, et ça monte encore. Je m’enfonce dans le sous-bois, au demeurant charmant, et m’apprête à m’y perdre quand se présente à moi, ô vision divine, la grotte où Marie apparut à une jeune fille. En 1562.

Au-delà de la grotte, au point couronnant, trône Notre-Dame de Peyragude. Cette basilique-qui-n’en-est-pas-une est un mirage quand on la voit pour la première fois. Et quand on s’en approche, elle reste hors d’atteinte de nos concepts étriqués. Une architecture inimaginable. Un fronton post-moderne. Un chemin de croix stylisé. Un Christ logotypique. Le sanctuaire marial, porté par toutes les couches, aussi historiques qu’énergétiques, qui élèvent Penne d’Agenais, invite à continuer l’ascension dans une dimension disons, un peu plus éthérée. Et, quand on est monté jusque-là, oui, on a le sentiment qu’on pourrait monter encore.


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