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Si vis pacem, pars à vélo ! #4

Ce soir, c’est les vacances. Des vacances bien méritées après Zimone et ses pentes à dix pourcent qui finirent de m’achever.

« Des horaires quasi-fixes et pourtant sans à-propos. »

Plus tôt, j’avais été touché par notre premier contact avec le monde qu’on a laissé : internet. Recevoir des nouvelles de personnes déjà oubliées, ça m’a fait mélanger souvenirs et questions. Ce genre d’anachronisme vous ballonne l’estomac et vous pousse à la fatigue, au doute, à la peur. Pire, je n’ai pas subi ces sentiments uniquement lors de l’instant concerné, mais ils m’ont poursuivi encore pendant plusieurs heures. Je pédalais dans le brouillard. J’étais plongé dans un état d’esprit second et néanmoins particulier.

J’ai oscillé ainsi tout le reste de l’après-midi, entre deux eaux, entre deux chaises. Heureusement, un événement positif a soudain balayé les toiles d’araignée et m’a fait complètement oublier la part d’ombre, le revers de la médaille, l’ubac sinistre.

Une journée de repos et huit heures de belote tchèque plus tard, nous voilà repartis sur nos fiers destriers. Le mien m’avait particulièrement manqué et, en plus, il m’a fait attendre, le bougre : il avait crevé tout seul pendant la nuit.

Pimpants et claudiquant, pompeux et dérivant, pour combien de temps encore ? La routine, qui s’est officiellement installée depuis quelques jours, ne nous quitte plus. Moustiques et loustics mis à part, nous nous enfonçons dans nos habitudes, au point de rythmer notre journée avec des horaires quasi-fixes et pourtant sans à-propos.
Se lever, déjeuner, ranger, embrayer, débrayer, acheter, manger, boire, débrayer, embrayer, se débrailler, s’installer, dormir, manger, dans cet ordre ou dans un autre, sans sortir du rang.

Mais le côté positif, c’est qu’on est au courant : en apprivoisant la routine, nous la dépassons déjà.

à suivre…


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