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Si vis pacem, pars à vélo ! #5

Ça a sonné comme une évidence. Jamais, avant de partir, nous n’avions dormi tous les trois ensemble dans la même tente. Ensemble, nous n’avions jamais pédalé, pas plus que voyagé dans des pays étrangers ou préparé des repas.

Tant d’expériences que nous n’avions jamais vécues ensemble et, mieux, que beaucoup nous imaginaient, raillant, ne pas pouvoir supporter, ne pas savoir gérer.

« L’euphorie n’est pas vraiment retombée. Je est vraiment un autre. »

À tort, puisqu’une semaine après, on est vivants. On est vivants et en pleine forme, battant des records de vitesse, de kilométrage et surtout de temps sur la selle, la route aidant, mais quand même.

Ce texte est donc dédié à tous les Joan, les Albert et les Christian qui nous voyaient déjà séparés, crevés ou perdus à cette date. Date à laquelle il n’y a encore eu ni de gros coup de gueule, ni de crevaison, ni de demi-tour.

Et ça, ça aide à croire et ça donne foi pour la suite, même si, par Saint-Bernard, on n’est qu’en Italie.

L’euphorie n’est pas vraiment retombée. Je est vraiment un autre. Nous avons franchi une étape — la première — celle des découvertes, découverte de la vie de nomade, de la vie de groupe, du voyage à vélo. Et la routine qui s’est installée à ces sujets n’est en aucun point négative ; elle n’est qu’un tremplin pour la suite et pour de nouvelles aventures qui, de fait, s’offrent à nous. L’habitude implique le temps. Le temps de rencontrer, de dessiner, d’écrire, de lire. Le temps de voyager.

à suivre…


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