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Les printemps de Nérac

Dessin panoramique de Nérac par Tchandra Cochet

En descendant de Sainte-Colombe j’entrai presque malgré moi à Nérac. Nérac, dont la grandeur passée se reflète encore dans la Baïse qui coule à ses pieds. Immédiatement saisi par le condensé architectural qui vous prend les yeux dès le Pont-Neuf — château d’Henri IV, église Saint-Nicolas, maisons bourgeoises à fleur d’eau —, je ne savais plus où donner du feutre.

« Ce point de fuite perspectif sur lequel tout Nérac s’épanche. »

Je m’approchais de ce patrimoine vertigineux, quand mon instinct m’intima de me retourner. De l’autre côté du pont, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un authentique bourg médiéval. Un enchevêtrement de maisons au caractère pluricentenaire et aux pierres dépareillées s’agglutine autour du clocher-fusée de l’église Notre-Dame. Le vieux Nérac est encore bien vert !

Désorienté dans les ruelles en colimaçon, je roule-boulai jusqu’à la rivière et l’enjambai par le Pont-Vieux. Cet ouvrage, aussi minuscule que fortifié, ne manqua pas de m’impressionner. Ses créneaux renforcés soutiennent depuis des siècles les deux rives de Nérac, pression autant physique que psychologique, condensation de ses pierres. Comme une anti-clef de voûte, tout en bas, près de l’eau.

Vieux Nérac

Quel meilleur point de vue sur les richesses de la ville que ce point de fuite perspectif sur lequel tout Nérac s’épanche ? Je dégainai mon carnet. Les façades s’élèvent au-dessus de l’eau verte. Elles arborent des colombages dont le bois, mort depuis si longtemps, semble n’avoir jamais été aussi vivant. On dirait qu’il me parle.

Les arbres refleurissant les quais sont quand à eux bien en vie. Leur sève s’insinue dans la Nérac labyrinthique, éveillant les pierres dormantes. Le printemps circule dans les murs. Une brise de renouveau dépoussière les vestiges moyenâgeux et fait frémir toute la cité. Jeune, et depuis longtemps, Nérac exprime sont éternel resplendissement.


Quel que soit votre âge, Nérac est faite pour vous !
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