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Villers-sous-gouttes

La route se bocagise à l’odeur de la mer. Les colombages se rebiffent. Puis on émerge de la verdure, jusqu’à atteindre l’orée de la France et sa limite liquide. Surface bleue à l’arête parfaite, à peine brisée par des bâtiments aussi obscures que lointains. Et par le Havre, bien sûr, dont la netteté du portLire la suite « Villers-sous-gouttes »

Saint-Antoine, mon moyen-âge

Il est temps pour moi de remonter les goulets de mon histoire en vous livrant une version quelque peu nostalgique de Saint-Antoine l’Abbaye. Blotti on fond de mon cœur et du Sud-Grésivaudan, ce joyau de molasse médiévale continue de resplendir jusqu’au Sud-Ouest de ma nouvelle vie. « On longera les épais murs du Palais abbatial àLire la suite « Saint-Antoine, mon moyen-âge »

Die un autre jour

Après Crest et Saillans, j’aboutis mon périple val-de-drômois à Die. Die, c’est une route particulièrement longue raclant le Vercors et enserpentée par la rivière. Des boîtes en tout genre, des caveaux classés et une voie ferrée quasi-désaffectée jonchent ses bas-côtés. Les appas de la ville sont vraisemblablement ailleurs. J’entrepose ma voiture sur un vulgaire parkingLire la suite « Die un autre jour »

Saillans Labyrinthe Participatif

La Drôme creuse sa gorge et j’entre dans Saillans. L’avenue principale, celle qui, tournant le dos aux Trois Becs, remonte du pont jusqu’à la mairie, est à découvert sous des températures méridionales. Ouverte et large à l’image de la vallée, elle voudrait prendre toute la lumière et éclipser les attirants secrets des falaises de façade.Lire la suite « Saillans Labyrinthe Participatif »

Le tour de Crest

La départementale brumeuse longe Crest à l’ouest. La ville est enfoncée dans la vallée ; seule la tour est à contre-jour. Cheminée de la terre, érigée sur un toit de collines, elle se découpe sur l’arrière-plan vertaco aquarellé de bleus. « Tout en haut, sur les créneaux, les drapeaux annoncent jour de fête. » Je continue monLire la suite « Le tour de Crest »

Pujols-le-Très-Haut

Quand j’écrivais à propos de Notre-Dame de Peyragude avoir « le sentiment qu’on pourrait monter encore », je ne m’attendais pas à être conduit à Pujols. Pujols dont le vieux village semble émerger des nuages tel un sanctuaire divin. Il y règne d’ailleurs un calme olympien. Pour tout dire, j’en suis même surpris. C’est louche. Les dieuxLire la suite « Pujols-le-Très-Haut »

Au-dessus de Penne, même au-delà

Les pieds bien plantés dans la terre boueuse des bords de Lot, le Port de Penne n’est en réalité que l’assise d’un colosse transcendantal aussi aérien là-haut qu’enraciné ici-bas. C’en est certainement le point de départ, la pompe qui puise l’eau vivante pour la répandre dans les hauteurs. « Penne d’Agenais s’affirme au fur et àLire la suite « Au-dessus de Penne, même au-delà »

Les printemps de Nérac

En descendant de Sainte-Colombe j’entrai presque malgré moi à Nérac. Nérac, dont la grandeur passée se reflète encore dans la Baïse qui coule à ses pieds. Immédiatement saisi par le condensé architectural qui vous prend les yeux dès le Pont-Neuf — château d’Henri IV, église Saint-Nicolas, maisons bourgeoises à fleur d’eau —, je ne savaisLire la suite « Les printemps de Nérac »

Sainte-Colombe en courants d’air

Et puis sonna la fin de mon hibernation. Le soleil réchauffa la terre et ma créativité. Le niveau des rivières se fit plus décent. Les lacs apparus sur les champs se tarirent. Je pus enfin descendre de mon Ararat-terrasse et repartir à la découverte des villages environnants. « Savourant ma chance d’avoir une guide touristique pourLire la suite « Sainte-Colombe en courants d’air »

Cahors du Diable

Qu’on arrive de Saint-Cirq ou de Lauzerte, c’est la forêt. La route semble un sentier au milieu de cette luxuriante et sauvage nature. On vérifie ses traces, on sème des cailloux de peur que le chemin s’arrête entre les arbres. Rares sont les masures qui s’aventurent sur les crêtes, discrètes et isolées comme des gariotesLire la suite « Cahors du Diable »