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Qui voit Ouessant…

Leporello Ouessant

De toute façon l’île d’Ouessant c’est une terre inconnue. Hors la départementale qui la barde, transportant la marée touristique du port du Stiff au bourg de Lampaul, elle n’est que sauvage nature ébouriffée. Les naufrages de l’histoire en refaçonnent les côtes chaque semaine. Tout autour, l’océan et à l’ouest, il n’y a rien.

« Le soleil se couche tard, tout à l’extrême-occident de la France. »

À bicyclette, on peut toutefois s’égarer dans les monticules. On peut s’encalminer dans les hautes herbes et tomber nez à nez sur un morgan, une morganez ou plus prosaïquement sur un mouton endémique. Alors, comme en mer, on ne trouve son salut que dans le phare du Créac’h qui indique la sortie.

Cette crique dénichée à l’occasion a donc un effet alibabesque, comme une invitation à s’y prélasser tout le restant de l’après-midi. Qui voit Molène d’ici n’a rien à craindre, même si l’eau est froide. Et le soleil se couche tard, tout à l’extrême-occident de la France.

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Image par cineliv de Pixabay

Après une nuit passée à digérer le blé noir, j’ai opté pour le sentier qui longe la baie de Lampaul. Le bourg, qui fait figure de mégapole locale, s’éloigne à mesure que je me fraie un passage vers le Prat. À ses pieds gisent des embarcations en nombre restreint — à tel point figées qu’elles paraissent plus anciennes que l’île elle-même.

Impressionné par tant de pittoresque, je dégaine mon carnet pour croquer la surface ouessantine, bien moins revêche à cette distance, jusqu’à la tour-radar qui peut en surprendre plus d’un.

Car enfin Ouessant est d’une nervosité basse comme une maison bretonne, et c’est ce calme qu’on vient chercher, bravant le mal de mer et les dictons populaires.

Leporello île d'Ouessant

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